
BIENVENUE DANS LES ARCHIVES
Un voyage en train dans des études ou des expériences vécues
Les trains Chine
On est toujours fier de passer à la télé ! Ici quelques extraits de reportages réalisés de 2019 à 2021.
Les trains Vesoul - Kalouga
Voici Tatiana. C'était une vidéo réalisée en 2012, pour le lancement des trains de pièces détachées d'automobiles entre Vesoul et Kalouga. 1000 trains réalisés en 5 ans. Une autre époque ou nous vivions de l'espoir d'un monde meilleur avec nos amis russes. Depuis Putin a tout anéantis
Le train de bovins Villefranche de Rouergue Belgorod en 1998

Quelle aventure que ce train ! Nous avions initialement prévu plusieurs dizaines de convois. Le projet reposait sur un accord entre les gouvernements français et russes, visant à reconstituer un cheptel bovin affaibli par le manque de sélection et les abattages massifs durant les années de crise en Russie avant 1999. Cependant, la crise financière russe de 1998, combinée à la crise de la vache folle en Europe, a mis un terme au projet après un unique train test. Au même moment, la SNCF cessait également le transport de bovins, une décision qui semblait appropriée. Une autre époque, vraiment. J'en ai gardé la méthode de travail des check-lists et des audits pour ne rien laisser au hasard et tout sécuriser à l'extrême méthode très utile pour les trains Kalouga et trains Chine cités plus avant.
Près de 30 ans plus tard je pense c'était une épopée. Nous étions à peine cinq ans après la fin de l’URSS, et peu chaîne logistique complexes avaient été conçues en commun entre l'Ouest et l'Est jusque cette date. Ce dossier a laissé une empreinte durable, que ce soit à Moscou, Minsk ou en Pologne.
En 1997, je m’étais rendu à Moscou pour obtenir l’approbation complète des chemins de fer russes sur le cahier des charges « tout confort » spécialement conçu pour les animaux. Une véritable nouveauté pour eux, qui plaisantaient en me demandant : « Pourquoi pas du champagne et du caviar pour les bêtes ? » À Brest, en Biélorussie, j’avais même acheté du foin et de la paille dans un kolkhoze, une expérience mémorable.
Ce projet fut aussi l’occasion d’apprendre à collaborer avec les Russes, les Biélorusses et les Polonais, dans un contexte où deux mondes très différents devaient se comprendre et travailler ensemble. Leur approche plus rigide reposait sur des protocoles d’accord stricts et une application systématique des règles. Quoiqu'ils étaient par la force des choses dans un système de débrouille donc ils n'étaient pas perturbés par nos méthode. De notre côté, nous étions plus flexibles, et surtout créatifs, élaborant des solutions sur-mesure avec un plan A, un plan B, un plan C… et toujours la question : « Que fait-on si cela arrive ? » L’arbre des causes était pour eux un concept nouveau, mais comme nous leur disions : « Vous ne l’avez jamais fait ? Eh bien, ce sera une première ! »
C'était 5 ans à peine après la fin de l'URSS nos homologues étaient restés très soviétiques
